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38 km de St Nom la Bretêche à Mantes
Le site de la Marche
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Marche Active, tonique, nordique - Randonnée - Forme et santé - Jogging - Loisir et Détente
Le départ en car fût joyeux, l'anxiété des 38 km rendait euphoriques nos marcheurs. L'attente du départ à St Nom la Bretèche fût un peu longue et c'est les jambes un peu raides que le peloton s'élança à une heure du matin. Pendant ce temps nos ravitailleuses en vol Chantal & Myriam cherchaient le lieu du premier ravitaillement à Sainte Gemme à 7 km du départ. Au passage, Christine avait pris le large pour se retrouver dans les 15 premiers, elle était suivie à 5 minutes par Monique et Florence, le reste de la troupe se pointa 15 minutes après. Ce premier ravitaillement se passa dans la joie et la bonne humeur avec une soupe qui réchauffa les intérieurs. A cet instant de l’épreuve, les groupes étaient encore nombreux.
Environ 6 km plus loin, nos ravitailleuses étaient au poste aux Alluets le Roi. Déjà bon nombre de concurrents passaient , les groupes s’éparpillaient quelque peu, mais pas l'ombre d'une Christine qui paraissait pourtant en pleine forme. Ce serait elle perdue ? En effet, elle venait de perdre 20 minutes en suivant un groupe qui avait pris le mauvais chemin. Enfin la voilà, suivie comme son ombre par Monique et Florence suivies à 20 minutes par le reste du groupe. Blandine toujours souriante et Elisabeth qui n'en finissaient pas de se raconter des histoires ouvraient la marche ... Annie fléchissait quelque peu mais François l'accompagnait. Véronique qui devait partir de Maule  rejoigna le groupe n'en pouvant plus de lutter contre le froid qui s'installait. Le ravitaillement fût très vite plié dans le coffre de la voiture pour rejoindre le 3ème point à Maule distant de 20 km de l'arrivée. La voiture arriva en même temps que Christine qui nous fît un petit signe amical et continua sa route. François et Sophéary qui s'étaient mis à trottiner rataient le ravitaillement. Le reste de la soupe fût avalée en quelques rapides gorgées par un groupe qui commençait à fatiguer.  Annie avait pu rejoindre ses compagnons.
Plus que 20 km, le plus dur….Dernier  ravitaillement à quelques  9000 m de l’arrivée à Boinville sur la place de l’église, Des ombres traversent la place furtivement sans bruit, les marcheurs sont de plus en plus dispersés, quelques coureurs de ci de là semblant être perdus regardaient leurs chaussures qui martelaient encore d’un pas léger le bitume froid qui allait bientôt geler. Christine passa en premier, les traits tirés, ses kilomètres supplémentaires l’avaient contrariée et elle semblait moins motivée ou bien la fatigue s’installait petit à petit. Moi, qui devait partir de Maule, fatigué et transis de froid j’avais choisi de ne pas prendre le départ, mais je pris la résolution de faire les derniers kilomètres avec elle.  Au loin les lumières de Mantes, les champs traversés devenaient blancs et le froid pénétrait les corps en mouvement. Il fallait en terminer au plus vite. Des marcheurs partis de Paris à minuit nous dépassaient à l’allure du TGV, belle leçon d’humilité, alors que j’essayais d’accélérer l’allure  pour tenter de relier Mantes en moins de 5h30.  Une lueur d’espoir quand nous dépassons la pancarte Mantes, reste encore 2 kilomètres voir 3, mais je n’ose le dire à Christine qui semble ne plus être dans la course.
La traversée de Mantes et ses longues lignes droites n’en fini plus, la cerise sur le gâteau, quand un des contrôleurs annonce « encore 2, 3km », j’ai cru que Christine allait me bouffer tout cru. En fait il restait 1500 mètres, et c’est le moment choisi par Florence et Monique pour nous dépasser. Le gymnase pointait à l’horizon, nous arrivâmes enfin,  transis, courbatus  mais heureux d’en avoir fini. Pendant que Christine dégustait les bouffées de sa cigarette, Myriam et Chantal arrivaient accompagnées de Anne Claire et de Didier qui avaient choisis d’arrêter au 30ème kilomètre. La troupe arriva par petits groupes, les visages étaient fatigués mais ne dissimulaient  pas la joie d’être arrivé au bout du périple. Une médaille souvenir, puis tous à table pour avaler force nourriture, bien terrienne, on va oublier pour un temps abricots secs, soupe, eau sucrée, barres de céréales et tout la pitance du randonneur chevronné. Les conversions vont bon train, chacun fait admirer à l’autre ses ampoules, d’autres s’enferment dans leur solitude pour récupérer et vient l’heure de rentrer à la maison pour un grand sommeil réparateur. C’est fini, trop court, à quand la prochaine ?